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Précis d’héraldique / Théodore Veyrin-Forrer 20/07/2017

Posted by Rincevent in Mes lectures.
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Voilà un ouvrage que j’avais pris, avec quelque hésitation, pour compléter Les blasons de Pierre Jaillard. Ce précis est en fait une réédition de 2004, sortie chez Larousse, d’un ouvrage paru en 1951. Un compte-rendu du livre est consultable sur Persée, à partir de la Bibliothèque de l’École des Chartes, volume 159 de 2001.

Précis d'héraldique / Théodore Veyrin-Forrer

Précis d’héraldique / Théodore Veyrin-Forrer

L’ouvrage est intéressant, mais daté et ça se sent un peu, notamment dans l’utilisation de certains termes ou catégories même si le titre a été édité par le secrétaire-général de l’académie internationale d’héraldique pour tenir compte des avancées de la recherche historique. Néanmoins je l’ai trouvé bien fait et assez bien illustré, les planches étant nombreuses et commentées. Les ornements extérieurs sont, pour certaines catégories, traités un peu plus en détail que dans l’ouvrage de Jaillard, mais ça ne vaut pas pour toutes. La bibliographie a été mise-à-jour et vaut le détour. L’ouvrage ne traite pas de l’héraldique napoléonienne parce que… ben visiblement elle sortait par les yeux de l’auteur. M’enfin elle existait quand même. J’ai trouvé étrange que ce ne soit qu’après nous avoir présenté les bases (formes d’écu, émaux, pièces honorables et meubles) que l’auteur pense à nous expliquer comment on blasonne un écu, dans quel ordre on décrit ses éléments, etc. Je trouve que ça coule un peu l’objectif du livre puisque que pendant les deux-tiers de ce dernier le néophyte n’a rien pour comprendre pourquoi on blasonne un écu de telle façon et pas d’une autre (même si à plusieurs reprises on nous offre des blasonnements alternatifs pour certains exemples proposés). Dans les trucs qui m’ont fait tiquer, il y a en particulier le terme contre-passant là où je m’attendais à un contourné (quand un animal ou un objet, normalement tourné vers la gauche, est tourné vers la droite) et surtout la mi-partition, dont la définition est radicalement différente de celle du Jaillard. Ici un mi-parti (ou un mi-coupé) est un écu traversé en deux par une ligne… qui ne s’arrête qu’à la moitié. Avec l’image ci-dessous nous avons un coupé car une ligne sépare horizontalement l’écu en deux, dont la moitié inférieure est dite « mi-parti » parce qu’elle seule est divisée par une ligne verticale.

Armoiries de la commune de Plomeur : coupé mi-parti d'argent, de gueules et d'or, l'argent chargé de deux bonnets phrygiens de gueules - Wikicommons

Armoiries de la commune de Plomeur : coupé mi-parti d’argent, de gueules et d’or, l’argent chargé de deux bonnets phrygiens de gueules – Wikicommons

Hors, dans le Jaillard, un mi-parti c’est plutôt ça :

= +

Mi-parti résultant de la fusion des armes de Navarre et de Champagne - Wikicommons

Après une courte recherche, je vois que wikipédia évoque les deux cas de figure pour ce terme et que le Blason des armoiries et La langue du blason vont dans le sens du Jaillard. J’aurais plutôt blasonné le premier écu ci-dessus : « coupé : au 1er d’argent, à deux bonnets phrygiens de gueules ; au 2nd parti : a) de gueules, b) d’or » mais je ne suis pas une autorité en la matière.

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