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Atlas historique du Tibet / Karl E. Ryavec 24/05/2015

Posted by Rincevent in Le Tibet, Mes lectures.
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Enfin ! Je cherchais en vain un tel ouvrage depuis que j’ai commencé à m’intéresser au Tibet il y a quinze ans, et lorsqu’il y a environ deux ans je suis tombé sur une page annonçant un ouvrage à venir j’étais tout fou. Et puis un jour je l’ai vu apparaitre sur amazon, je l’ai précommandé aussi sec et l’ai attendu huit mois avant de pouvoir m’en régaler. A historical atlas of Tibet de Karl E. Ryavec vient de paraître chez University of Chicago Press. Et j’ai aimé. Beaucoup.

A historical atlas of Tibet / Karl E. Ryavec

A historical atlas of Tibet / Karl E. Ryavec

Pas besoin de vous faire une carte (ho ho ho), cet ouvrage nous présente l’histoire du Tibet en 49 cartes, chacune étant expliquée par un article agrémenté de graphiques ou d’illustrations. Nous suivons donc le Tibet de la préhistoire encore très mal connue au XXe siècle. Les cartes s’efforcent d’être aussi claires que possibles pour représenter géographiquement l’évolution politique et religieuse du Tibet. Pour tenir compte de l’altitude élevée, l’auteur a pris soin de rendre bien visibles les vallées du toit du monde où se développèrent ses premiers habitants. Cet atlas est fort pratique et c’est son absence qui m’avait poussé à bricoler mes petites cartes sur google. La chose n’était néanmoins pas aisée car dans bien des cas les sources ne permettent pas de tracer des limites géographiques nettes, quand il y en a. On peut désormais situer des pays et régions historiques comme les trente-neuf tribus Hor ou les dix-huit royaumes du Gyelrong. Et on ne se rend pas compte à quel point c’est important, de savoir placer le Tsenlha dans une conversation mondaine.

Du côté des bémols, j’ai trouvé dommage que l’ouvrage ne propose pas de cartes des conquêtes militaires de l’empire tibétain et de ses relations diplomatiques avec les grandes puissances de son temps. Une carte montre bien les garnisons stationnées autour de l’empire et mentionne quelques campagnes (prise de la capitale chinoise en 763, contrôle du Nanzhao en 750) mais j’ai trouvé ça un peu juste. On se rattrapera heureusement avec les cartes de l’administration impériale. Autre défaut de l’ouvrage, l’année butoir représentée sur la plupart des cartes est 1911 et élude donc les moments tragiques du XXe siècle. Pas une mention de Zhao Erfeng et de ses tentatives de coloniser le Kham puis d’arrêter le Dalaï-lama. Et si les conflits ayant opposé le Tibet à la Chine pendant l’entre-deux-guerres sont mentionnés via des changements de frontières, pas de traces de l’invasion de 1950-51. Pas de cartes de l’insurrection dans le Kham dans les années 1950, de la résistance qui suivit ou encore des ravages de la révolution culturelle. Ni, forcément, des émeutes de la fin du XXe siècle ou des immolations de ce début de millénaire. Là oui, de mon point de vue, il manquait quelque chose. Ça manque un peu de batailles et de flèches colorées (sur les cartes, les flèches, pas dans les batailles… enfin si mais vous me comprenez, hein ?), du moins à mon goût, alors que ça ne manque pas dans l’histoire tibétaine.

En tous cas c’est un livre bien illustré et si jamais l’auteur souhaite compléter via un second tome ou une édition enrichie, c’est quand il veut je l’attend je suis prêt.

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