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Lexique de vexillologie 15/09/2013

Posted by Rincevent in Divers.
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Un petit pense-bête que je me suis fait en récupérant des définitions du Trésor de la langue française informatisé et de l’Album des pavillons nationaux et des marques distinctives publié (et parfois mis-à-jour, notamment cette année) par le Service Hydrographique de la Marine, mais qui servira peut-être à d’autres. Dans le même domaine, je ne peux que recommander la consultation de l’excellent, très exhaustif et beaucoup plus précis Dictionary of vexillology du site Flags Of The World. Notez bien que leurs définitions ne correspondent pas forcément exactement aux définitions françaises. Si vous souhaitez plus d’informations, ou en discuter avec d’autres, vous pouvez contacter la Société Française de Vexillologie, la liste de diffusion Francovex ou celle de FOTW ou encore le Flag forum (tous deux en anglais, donc).

Outre les sites énumérés ci-dessus, on peut aussi consulter des ouvrages, anciens, sur archive. org :
Les drapeaux français : étude historique / Louis de Bouillé (1875)
Recherches sur les drapeaux français / Gustave Desjardins (1874)

Avers : (du latin « adversus »)
Face principale d’un pavillon : sur les pavillons comportant des lettres arabes, l’avers a le guindant à droite de l’observateur ; sur les autres, il a normalement le guindant à gauche. (Album des pavillons)

Bandière : (apparaît vers 1305 / 1310, du provençal ou de l’italien « bandiera », venant aux-mêmes de « bannière »)
Bannière, pavois.
Pavillon sur lequel sont brodées les armes du souverain et qui était placé au sommet d’un mât de navire.
Front de bandière. La ligne des étendards, des drapeaux en tête d’un corps d’armée campée.

Bannière : (apparaît à la fin du XIIe siècle, sans doute issu du mot « ban »)
Drapeau militaire féodal.
Enseigne quadrangulaire que le seigneur ou chevalier banneret avait le droit de porter à la guerre et sous laquelle se rangeaient ses vassaux.
Étendard, généralement suspendu aux branches d’une hampe en T, que l’on porte aux processions et servant à distinguer une paroisse ou une confrérie.
Suspendue verticalement à une traverse horizontale. (Album des pavillons)
Sorte d’étendard que l’on porte aux processions et qui sert à distinguer une paroisse ou une confrérie.

Le site Flags of the World propose quatre termes pour une bannière portant des armoiries :
Banner of arms (bannière d’armes) : un écu dont les bords sont étirés jusqu’à prendre les dimensions d’un drapeau
Armorial banner (bannière armoriée) : un drapeau proche de la bannière d’armes à la différence qu’elle ne reprend pas exactement l’écu
Armorial ensign (pavillon armorié) : un pavillon dont des armoiries ne sont qu’un des éléments, généralement une reproduction miniature de celles-ci, souvent utilisé par les territoires britanniques d’outre-mer (ou l’ayant été)
Armorial flag (drapeau armorié) : la même chose à terre

Bannière d'armes du district rural d'Aleksandrów Kujawski (Pologne) Armoiries du district rural d'Aleksandrów Kujawski (Pologne) Bannière armoriée de Černotín (République Tchèque) Armoiries de Černotín (République Tchèque) Pavillon armorié du Territoire antarctique britannique Drapeau armorié de l'État du New Jersey (États-Unis d'Amérique)

Bannière d'armes et armoiries du district rural d'Aleksandrów Kujawski (Pologne)
Bannière armoriée et armoiries de Černotín (République Tchèque)
Pavillon armorié du Territoire antarctique britannique
Drapeau armorié de l'État du New Jersey (États-Unis d'Amérique), tous © Flags of the World

Battant :
Moitié de pavillon la plus éloignée de la drisse (ou de la hampe) ; parfois utilisé dans le sens de longueur d’un pavillon.

Bordure :
Bandes étroite qui suit en les touchant les cotés d’un pavillon. (Album des pavillons)

Canton : (apparaît vers 1243, de l’ancien provençal « canton »)
Partie du pavillon située à la partie supérieure du guindant, plus petit ou égal au premier quartier. (Album des pavillons)

Cornette : (apparaît dans la seconde moitié du XIIIe siècle, avec un sens vexillologique avant 1514)
Étendard carré d’une compagnie de cavalerie.
Drapeau allongé à deux pointes qui, hissé en haut d’un mât, signalait anciennement le bateau d’un chef d’escadre et signale de nos jours le commandement d’un capitaine de vaisseau.
Sorte de long pavillon à deux pointes ou cornes, qui est la marque distinctive de l’officier qui commande une division de trois bâtiments au moins.
Étendard d’une compagnie de cavalerie ou de chevau-légers.

Cravate : (apparaît vers 1630 du slave « hrvat »)
Bande de soie brodée, garnie aux deux extrémités de franges et attachée au haut d’une lance ou à la hampe d’un drapeau.
Bande étroite flottant en haut de la hampe de certains drapeaux de cérémonie. (Album des pavillons)
Ornement de soie, brodé d’or ou d’argent, qu’on attache en haut d’une lance, d’un drapeau, et dont les bouts sont pendants.

Drapeau : (apparaît en 1119, avec un sens vexillologique avant 1388 et remplace « enseigne » vers 1578)
Pièce d’étoffe portant les couleurs, les emblèmes d’une nation, d’un gouvernement, d’un groupe ou d’un chef et qui est attachée à une hampe de manière qu’elle puisse se déployer et flotter pour servir de signe de ralliement, de symbole.
Enseigne d’une armée, d’un régiment, d’une troupe.
Dans un sens large, un drapeau ou un pavillon est une pièce d’étoffe portant les couleurs, les emblèmes, d’une nation ou de toute autre groupe humain dont il est le symbole visible et le signe de ralliement. En terme de marine […], le pavillon est un emblème hissé à l’aide d’une drisse. Le drapeau signifie non pas seulement la pièce d’étoffe mais encore la hampe et tous les accessoires qui l’accompagnent : c’est le drapeau tel qu’il est porté en tête des défilés. Cette distinction est particulière à la langue française. (Album des pavillons)
Pièce d’étoffe qu’on attache à une espèce de lance, de manière qu’elle puisse se déployer et flotter au vent, et qui sert à donner un signal, à indiquer un point de ralliement, à distinguer la nation ou le groupement d’individus qui l’arbore.

La classification de base des drapeaux, telle que définie par la Fédération internationale des associations vexillologiques (FIAV).
Utilisation privée
(par des individus ou des entreprises)
Utilisation gouvernementale Utilisation militaire
À terre Drapeau civil (ou marchand) null Drapeau d’État null Drapeau de guerre null
En mer Pavillon civil null Pavillon d’État null Pavillon de guerre null
Voir les autres symboles vexillologiques sur Flags of the World.

Enseigne : (apparaît au Xe siècle, du latin « insigne »)
Signe de ralliement pour une troupe ou un corps de troupe, en particulier dans l’armée romaine, consistant en une pique portant des emblèmes.
Pavillon de navire.
Drapeau ou signe accoutumé de ralliement.

Étendard : (apparaît vers 1100, du vieux bas-francique « standhard »)
Enseigne portant une devise ou une marque, servant d’emblème ou de signe de ralliement.
Emblème d’un régiment (des anciennes troupes de cavalerie, de l’arme blindée, de l’artillerie, du train).
Pavillon de poupe d’une galère.
Drapeau servant d’emblème à une nation, un régime, une ville, un groupe.
Dans l’armée de terre, le drapeau prend le nom d’étendard pour les unités de cavalerie. (Album des pavillons)
Emblème réservé à une personne, un roi, un président, un ministre, etc. (SFV)
Drapeau, en particulier militaire et terrestre

Fanion : (apparaît au XVe siècle, sans doute issu de « fanon »)
Petit drapeau de serge porté en tête des bagages d’une brigade.
Petit drapeau d’étoffe généralement rectangulaire (plus rarement triangulaire), utilisé pour distinguer les unités qui ne possèdent ni drapeau, ni étendard comme signe distinctif des officiers généraux ou comme indicateur de certains corps ou services.
Petit drapeau fixé à une hampe, placé sur l’aile avant gauche des voitures quand une personnalité se déplace.
De dimensions réduites, il est fixé comme un drapeau. (Album des pavillons)
Fanion de commandement, petit drapeau de forme et de couleur réglementaires, indiquant la présence des officiers généraux exerçant un haut commandement.
Petit drapeau à hampe très courte.
Pièce d’étoffe suspendue et déployée au bout d’une lance, d’une pique pour servir de signe de ralliement.
Guidon qui indique la présence des officiers généraux ; ou petit drapeau qui sert principalement aux alignements dans l’infanterie.

Fanon : (apparaît vers 1170, avec un sens vexillologique vers 1549, du vieux bas-francique ou du vieux haut-allemand « fano »)
Pièce d’étoffe suspendue et déployée au bout d’une lance, d’une pique pour servir de signe de ralliement.
Bande pendante d’une bannière d’église.
Pendants d’une bannière, d’un fanion.

Fimbriation : (apparaît en anglais au XVe siècle, issu du latin « fimbria »)
Bande étroite séparant deux parties, souvent de la même couleur, d’un pavillon. (Album des pavillons)
Note : c’est un terme héraldique anglais normalement traduit par bordure, il me semble que liseré serait une meilleure traduction pour un drapeau.

Flamme : (apparaît dans la seconde moitié du Xe siècle, avec un sens vexillologique en 1210, du latin « flamma »)
Petite banderole à deux pointes flottantes qui garnissait les lances de la cavalerie.
Dans le code international des signaux, pavillon long et triangulaire symbolisant un chiffre.
Banderole longue et étroite servant de marque distinctive. En particulier Flamme de guerre, nationale, ou, par ellipse du déterminant, flamme, banderole aux couleurs nationales arborée en sus du pavillon national par les bâtiments de guerre.
Longue bande étroite parfois terminée par une ou plusieurs pointes et fixée latéralement comme un pavillon. (Album des pavillons)
Banderole longue et étroite qui va en diminuant en pointe jusqu’à son extrémité, et qu’on attache aux mâts et aux vergues des navires.
Bande d’étoffe longue et taillée en pointe qui flotte au sommet de la lance.

Flamme de guerre :
Flamme aux couleurs nationales, hissée au mât principal dès la prise d’armement. Elle est le signe distinctif. Elle est le signe des navires de guerre et de certains navires d’État à qui les usages internationaux la réservent strictement. (Album des pavillons)

Frange : (apparaît à la fin du XIIe siècle, du latin « fimbria »)
Bordure décorative composée de divers ornements de passementerie suspendus à un galon ou obtenus en effilant l’étoffe qu’ils ornent.
Bordure constituée de fils disjoints, souvent d’or ou d’argent, ornant les cotés extérieurs de certains drapeaux. (Album des pavillons)

Gonfanon : (apparaît vers 1050, du vieux bas-francique ou du vieux haut-allemand « gundfano »)
Bannière terminée par plusieurs fanons, suspendue à un fer de lance, sous laquelle venaient se ranger les vassaux d’un seigneur en temps de guerre.
Bannière de l’Église qu’on arborait pour lever des troupes; bannière ecclésiastique.
Bannière des républiques italiennes.
Meuble d’armoiries, qui a trois manipules ou trois pendants, nommés fanons, arrondis en demi-cercles
Bannière à plusieurs fanons.
Bandelette en pointe dont les chevaliers ornaient leur lame.
Bannière d’église à trois ou quatre fanons, qui sont des pièces pendantes.

Le site Flags of the World différencie nettement le gonfaLon du gonfaNon :
– Le gonfaLon est un drapeau suspendu verticalement et apparait souvent en Italie et en Europe centrale.
– Le gonfaNon est un drapeau de guerre médiéval datant d’avant la naissance de l’héraldique (c’est-à-dire avant le XIIe siècle).

Gonfalon d'Asciano (Toscane, Italie) Gonfanon d'Eustache III d'Auvergne (vers 1100)

Gonfalon d'Asciano (Toscane, Italie), Gonfanon d'Eustache III d'Auvergne (vers 1100) © Flags of the World

Guidon : (apparaît au XVe siècle, de l’ancien bas-francique « witan »)
Étendard d’une compagnie de gendarmerie ou de cavalerie lourde.
Petit drapeau carré dont le manche enfoncé dans le canon d’un fusil, sert aux alignements.
Bannière d’une confrérie, d’un corps de métier.
Élément d’un blason qui représente un drapeau étroit à deux pointes qui est attaché à une hampe en forme de lance.
Banderolle plus courte que la flamme. Pavillon à deux pointes qui est un insigne de commandement. Pavillon qui identifie le club nautique ou le propriétaire d’un yacht.
Fanion, signal à main.
Pavillon dont le bord flottant comporte deux pointes. (Album des pavillons)
Petit drapeau d’une compagnie militaire.
Banderole plus courte et plus large que la flamme, et fendue à son extrémité, qui sert ordinairement à faire des signaux.

Guindant : (apparaît vers 1160 / 1174, de l’ancien norrois « vinda »)
Hauteur d’un pavillon du côté où il est attaché à la hampe.
Moitié de pavillon la plus proche de la drisse (ou de la hampe) ; parfois utilisé dans le sans de hauteur d’un pavillon. (Album des pavillons)

Hampe : (apparaît vers 1471, de l’ancien bas-francique « hant » et du latin « hasta »)
Long manche ou support, généralement en bois, d’une arme d’hast, d’un drapeau, d’un instrument.
Lance pouvant être portée et sur laquelle est fixé un drapeau. (Album des pavillons)

Marque : (apparaît vers 1456, de l’ancien norrois « merki »)
Distinctive de rang ou de fonction : pavillon du chef de l’État qui est hissé lorsque celui-ci est à bord, pavillons du ministre de la défense, du chef d’État-major, de l’amiral, du vice-amiral, du contre-amiral, du commodore et autres officiers supérieurs ; marques de commandant de force navale ou de groupe. Ces marques distinctives sont souvent utilisées comme fanions de voiture. (Album des pavillons)
Marque distinctive. Pavillon hissé en tête d’un mât, indiquant le grade et la fonction de l’officier général ou supérieur exerçant le commandement d’un groupe de navires ou d’une haute autorité présente à bord.

Oriflamme :
Étendard de soie rouge orangé, à la partie flottante découpée en pointes, qui fut primitivement celui de l’abbaye de Saint-Denis et que les rois de France adoptèrent comme bannière royale du XIIe au XVe siècles.
Étendard d’un souverain.
Bannière d’apparat ou d’ornement, souvent utilisée à l’occasion de fêtes ou de cérémonies.

Orle : (apparaît dans la première moitié du XIIe siècle, du latin « ora »)
Bande étroite qui suit sans les toucher les cotés d’un pavillon et forme une ligne fermée. (Album des pavillons)
Pièce honorable qui est faite en forme de bordure mais qui ne touche pas les bords de l’écu.

Pavillon : (apparaît au début du XIIe siècle, du latin « papilio »)
Pièce d’étoffe, généralement de forme quadrangulaire, que l’on hisse sur un navire pour indiquer sa nationalité, la compagnie à laquelle il appartient, ou pour communiquer un signal, une information (sanitaire, demande de secours, grade de commandement, etc.).
À l’origine des drapeaux, ce terme désigne plus spécifiquement les emblèmes déployés sur les navires. (SFV)
Drapeau ou étendard, de forme rectangulaire, et dont le principal usage est de faire connaître à quelle nation appartient le bâtiment sur lequel il est arboré.

Pavillon de beaupré : (apparaît vers 1350, du moyen bas-allemand « bochspret » via l’anglais « bouspret »)
Pavillon de dimensions réduites battant à la proue d’un navire, généralement un navire de guerre. Il est hissé lorsque le navire est à quai ou à l’ancre. (Album des pavillons)
Mât placé à l’avant du navire, plus ou moins obliquement, sous un angle qui va jusqu’à 20 et 25° à bord d’un grand navire.

Pennon : (apparaît vers 1140, avec un sens vexillologique en 1160, du latin « pinna »)
Flamme à longue pointe que portaient au Moyen Âge les chevaliers au bout de leur lance.
Petite girouette ou banderole en étamine, attachée à quelque hauteur au-dessus du pont, à une vergue ou à un galhauban, pour indiquer la direction du vent
Sorte d’étendard en forme de queue d’oiseau, en usage au temps de la chevalerie.

Quartier : (apparaît vers 1100, du latin « quartus »)
Division en quatre parties égales d’un pavillon rectangulaire parallèlement à ses cotés ; chaque quartier est défini par son numéro. (Album des pavillons)

Revers : (apparaît vers 1185, du latin « reversus »)
Deuxième face d’un pavillon lorsqu’elle diffère de l’avers. (Album des pavillons)

WordPress a été très chiant pendant la rédaction de ce billet. Il n’a pas arrêté de me shunter des phrases entières, sans que je sache pourquoi. Je tenais à le dire, histoire de me défouler.

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