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La longue Terre / Terry Pratchett, Stephen Baxter 22/07/2013

Posted by Rincevent in Mes lectures, Terry Pratchett.
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Eh ben il n’aura pas trainé, celui-là ! Il m’a fallu deux jours pour lire le dernier roman de Terry Pratchett coécrit avec Stephen Baxter, et paru chez L’Atalante en juin dernier.

La longue Terre / Terry Pratchett, Stephen Baxter

La longue Terre / Terry Pratchett, Stephen Baxter

Pratchett et Baxter inaugurent une nouvelle série de science-fiction (car, oui, d’autres tomes sont prévus) reposant sur un concept désormais banal, celui des mondes parallèles. La petite différence, c’est qu’ici tous ces mondes parallèles sont vierges de civilisation. Pas de what if en vue, ou plutôt si mais d’une manière très différente. Le roman nous raconte l’histoire de la découverte de ces mondes, de leur exploration, et de leur exploitation. Mais aussi celle des conséquences terribles que la Terre d’origine, la Primeterre, devra essuyer. Car, avant une infinité de Terres disponibles, les choses ne sont plus du tout les mêmes. À quoi bon s’échiner à faire un travail mal payé puisqu’il suffit d’une pomme de terre pour s’approprier des hectares entiers loin de toute autorité, de tout conflit, de toute pauvreté ? À quoi bon extraire des matières premières dont les prix s’effondrent pour cause de réserves désormais illimitées ? À quoi bon se battre pour un bout de sol quand un pas dans une direction ou l’autre offre une planète totalement vierge ? Voilà les problèmes que pose la Longue Terre, comme on l’appelle. Mais il y a des contraintes : on ne peut y amener que ce qu’on peut porter, et rien qui ne contienne du fer. Ah, et ça prend un quart d’heure pour arrêter de vomir… Certains sont plus curieux que d’autres et décident d’organiser une expédition afin d’explorer les Hauts Mégas, ces Terres situées à plus de cent mille passages de la nôtre. Il n’y aura que deux membres d’équipages : Josué Valienté, un Passeur-né capable d’aller d’une Terre à l’autre sans appareil, et Lobsang, un Tibétain réincarné en intelligence artificielle et contrôlant par ailleurs le premier mode de transport de la Longue Terre : un dirigeable abritant sa conscience. Que vont-ils trouver au cours de leur périple ?

Le roman se lit très facilement. Il m’a rappelé certains titres de Bernard Werber pour le coté exploration, notamment les Thanatonautes ou le Papillon des étoiles pour le voyage longue distance). Contrairement aux œuvres recourant au thème des mondes parallèles, comme les séries télévisées de science-fiction aiment les mettre en œuvre, le roman ne s’intéresse pas tant à la variété humaine des mondes (ils sont tous vierges de toute civilisation, mais certainement pas de toute vie, heureusement pour les nouveaux chasseurs-cueilleurs qui les parcourent) qu’aux effet de ceux-ci sur l’humanité qui colonise lentement mais sûrement la Longue Terre, en allant de plus en plus loin, non sans finir par susciter de forts ressentiments chez la minorité de Terriens qui ne peuvent passer d’un monde à l’autre. La Longue Terre n’est pas un long fleuve tranquille : il faut réapprendre à survivre dans des milieux hostiles, et d’imperceptibles menaces se rapprochent des premiers mondes. Nul doute que les tomes à venir ne finissent par nous dire si nous sommes seuls ou pas au sein de la Longue Terre. À moins qu’ils ne s’intéressent à la Longue Mars ? 😉

Discutez-en sur le Vademecum-dm.com, forum consacré à Terry Pratchett !

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