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La religion grecque à l’époque archaïque et classique / Walter Burkert 25/06/2012

Posted by Rincevent in Mes lectures.
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Passons maintenant à quelque chose qui va nous changer d’habitude, j’ai nommé l’antiquité grecque. TOUS les gamins ouvrent à un moment ou un autre un bouquin sur la mythologie, avec ses dieux incestueux et à la moralité aussi étrange que farceuse. Ça fait partie des classiques de l’enfance. Et bien voilà un livre, paru en 2011 chez Picard (pas le marchand de surgelé), qui fait le point sur les origines historiques de la religion grecque. C’est pointu mais très très très intéressant.

La religion grecque à l'époque archaïque et classique / Walter Burkert

La religion grecque à l'époque archaïque et classique / Walter Burkert

On commence par revenir sur les origines de la civilisation. La préhistoire a bien sûr laissé quelques traces archéologiques, mais elles ne permettent pas de se faire une idée sur les croyances d’alors. Les origines indo-européennes des Grecs sont même difficilement repérables par rapport à leurs voisins d’Europe centrale. Les prédécesseurs minoens (Crète) et mycéniens (Grèce continentale) sont, eux, un peu mieux connus. Ces deux civilisations étaient proches, mais avaient des différences fondamentales : la Crète a bâti plusieurs palais royaux, d’où l’élément guerrier semblait absent alors que les continentaux combattaient sur des chars. De même les premiers ont développé deux écritures (linéaires A et B) qui se répandirent dans le monde grec et dont seule la seconde a été déchiffrée, notant le grec de manière syllabique (c’est rigolo, ça fait penser au japonais). Comme l’explique l’auteur, on manque particulièrement d’informations sur la / les religions pratiquées alors, mais un certain nombre d’éléments nous sont connus. Tout d’abord, si le peuplement était vraisemblablement grec depuis très longtemps, l’archéologie a montré une forte influence culturelle moyen-orientale, notamment via le motif des cornes et de la double hache. On sait que des cultes étaient célébrés à divers emplacements : grottes, sommets, arbres de campagne, petits sanctuaires privés mais pas de temples tels qu’on en verra plus tard. Ce qui ne veut pas dire qu’ils étaient les seuls. Les représentations divines crétoises sont essentiellement féminines, avec quelques compagnons masculins de moindre envergure, et sans qu’on puisse dire si les différentes représentations montrent d’autres divinités ou des aspects d’une divinité unique. Cependant les textes révèlent qu’on trouve déjà certains noms connus comme Zeus, Héra ou Poséidon. Il ne faut pourtant pas en conclure que leur présence a été immuable. Le culte reposait beaucoup sur la danse et l’offrande symbolique (objets en terre cuite représentant de la nourriture),mais aussi sur le sacrifice animal voire humain, le taureau étant préféré. Vers 1 200 avant notre ère, les civilisations minoennes et mycéniennes s’effondrent à la suite d’invasions brutales attribuées aux Peuples de la mer. L’écriture disparait pour quatre siècles, les palais sont détruits. La culture mycénienne survit tant bien que mal en Attique et à Chypre. De grandes migrations s’ajoutent au chaos et effacent un peu plus les mémoires. Certains éléments survivent comme des noms de dieux ou les déesses minoennes, mais peu continuent à être utilisés comme ils l’étaient autrefois. En Grèce continentale, on repart souvent de zéro, et si des temples sont bâtis par dessus d’anciens lieux de culte, il n’est pas certain qu’il y ait eu une continuité entre les deux périodes. Les temples grecs reposeront désormais sur trois éléments clés : un autel, un temple qui lui fait face, et la statue qu’il abrite. C’est un schéma venu du Moyen-Orient dont l’influence culturelle se fait fortement sentir.

Reconstitution de double hache au musée d'Heraklion - Wikicommons Bucranes dans un temple de Samothrace - Wikicommons

Reconstitution de double hache au musée d'Heraklion et bucranes dans un temple de Samothrace - Wikicommons

La religion grecque classique repose sur un certain nombre de grands piliers. L’un des plus importants est le rituel, dont la fonction est avant tout communautaire. En organisant des célébrations collectives, les Grecs soudent leur culture et leurs rapports. La procession est moment de rupture avec le quotidien et peut être joyeuse ou dramatique : on recoure souvent à des masques, à des danses et chorales qui donnent souvent lieu à des compétitions. Le rituel est donc un moment important où tout le monde se met sur son trente-et-un pour assister au sacrifice animal. Comme auparavant, le taureau est l’invité d’honneur qu’on abat, et dont le sang doit asperger l’autel. Dépecé, l’animal est ensuite servi à l’assistance en toute convivialité, les os et les parties non consommables étant offertes aux dieux (ce qui suscite déjà pas mal de sarcasmes). Le choc visuel et le spectacle de la mort a pour effet de raviver le sentiment d’être vivant. On le pratique avant une bataille, pour célébrer des morts, lors de funérailles. Le sacrifice humain se produit parfois dans quelques cultes. Le feu occupe également une place très importante puisqu’en dehors de son utilisation lors des sacrifices, il sert à diffuser parfums et encens, et est souvent entretenu pour ne pas avoir à s’éteindre. Les autres gestes sacrés sont la libation (l’acte de verser un liquide) qui engage un sacrifice définitif (impossible de récupérer ce qu’on a versé) ; l’offrande des prémices ou premiers fruits de l’agriculture / pêche / chasse ; le dépôt d’offrandes votives, de petites sculpture le plus souvent, par exemple des représentations d’organes malades pour obtenir leur guérison ; et la prière. Celle-ci est très codifiée : on dit le nom du dieu visé, on rappelle ses interventions supposées avant de lui présenter sa requête. Mais dans tous les cas, l’acte religieux nécessite d’être parfaitement pur : on se lave et on se présente avec des habits propres. Les temples disposent souvent d’une source d’eau sacrée utilisée à cet effet. Les communautés ont souvent eu recours à des boucs émissaires lors de crises (famines, épidémies…) : la plupart du temps un pauvre était tiré au sort et expulsé / mis à mort. La mort marque justement une rupture importante dans la pureté, et les proches d’un défunt doivent rester souillés un certain temps avant de pouvoir revenir à la vie normale. Les meurtriers eux-mêmes peuvent espérer purger leur crime en s’exilant et en subissant un rituel de purification par le sang (on sacrifie un animal pour qu’il encaisse la vengeance à la place du meurtrier).

Les temples grecs sont avant tout un domaine sacré dont les marqueurs les plus importants sont l’arbre et la pierre. Les temples possèdent d’ailleurs souvent une forêt sacrée dont ils tirent des revenus. Le temple lui-même doit avoir un autel extérieur et une statue du dieu abritée à l’intérieur, qui ne remplace pas tout de suite les statuettes votives mycéniennes. Entre les deux apparaissent des statues de petite taille, notamment celle d’un dieu guerrier du Moyen-Orient, destinées à être enfouies dans les fondations. Avec le temps, les dimensions des statues augmentent pour atteindre la taille humaine puis la dépasser. Le temple lui-même peut aussi bien être à l’écart des habitations qu’en plein centre. L’architecture se fixe au VIe siècle avant notre ère : colonnes, fronton et frise s’installent pour sept siècles. Le temple ne reste toutefois qu’un décor, et sa statue n’est pas confondue avec le dieu qu’elle représente. Il n’y a pas vraiment d’organisation spatiale en dehors des positions respectives du temple et de l’autel dans le domaine, les ajouts étant souvent les manifestations de la piété d’un riche mécène. Ceux qui desservent les temples ne sont pas des prêtres car il n’y a pas de caste, pas de hiérarchie, ni même de discipline, mais seulement le respect des usages locaux. N’importe qui peut donc officier du moment qu’il suit scrupuleusement le rituel. En pratique, les rôles importants reviennent aux notables ou aux rois s’il y en a. Le « prêtre » du quotidien est quant à lui un fonctionnaire civil, qui peut servir différents dieux, et dont la charge est souvent héréditaire mais de durée variable. Il est assisté de divers personnels et ses finances sont surveillées par les autorités (les collectes auprès des fidèles existent mais sont mal vues). Cette religion établie connait les phénomènes mystiques mais ne les intègre pas : les individus en transe ou en extase mystique suscitent la confusion et on hésite à les voir comme momentanément possédés, comme ayant perdu la raison ou comme un simple relai du dieu ; d’autres s’adonnent à un genre d’érémitisme en pleine nature. Il y a aussi les devins et les oracles. Les premiers cherchent des signes pouvant indiquer ce qu’il faut faire ou ne pas faire, sans certitude de réussite (leur présence était obligatoire pour une bataille) ; les seconds étaient rattachés à des sanctuaires et relayaient les conseils divins pour des questions importantes (traités, constitutions politiques). La magie enfin, confine à la religion, mais visait des intérêts individuels lors de procès, de compétitions sportives, de relations amoureuses.

Athéna, déesse de la guerre et de la civilisation © Antikenmuseen de Berlin

Athéna, déesse de la guerre et de la civilisation © Antikenmuseen de Berlin

Il est difficile de dresser l’histoire des dieux en raison de leur passé brumeux. Un rapide tour d’horizon révèle un joyeux bordel olympien : un rituel pouvait être commun à différents dieux, un nom identique pouvait désigner des divinités très différentes, une divinité pouvait avoir plusieurs noms. Pour s’y repérer, les Grecs ne disposaient d’aucun texte fondateur, d’aucune révélation. En revanche, la diffusion de mythes communs a reposé entièrement sur la poésie épique, notamment l’Iliade et l’Odyssée attribuées à Homère (dont l’existence même est sujette à débat), ainsi que la Théogonie d’Hésiode, car tout Grec instruit devait connaitre la poésie. L’auteur s’attarde sur les douze olympiens (un groupe de dieux similaires à ce qui existait en Asie mineure) mais évoque aussi d’autres divinités mineures et les groupes de divinités au service des plus connus. Ces dernières sont souvent l’écho d’associations cultuelles ou de corporations (forgerons, sage-femmes). Les dieux grecs, s’ils sont souvent associés à un élément, à un animal particulier, n’y sont toutefois pas limités : Zeus règne sur le ciel, mais ce n’est qu’une caractéristique parmi d’autres. À l’inverse, des éléments naturels comme les rivières, la terre, les vents ou les astres sont divinisés et reçoivent des sacrifices sans forcément avoir de cultes. Sur le sujet, je ne peux que vous conseiller de visiter le site Theoi qui répertorie tout ce petit monde. En plus des turbulents locataires de l’Olympe, les Grecs peuvent parfois faire appel aux services de divinités étrangères. Les contacts culturels du monde méditerranéen ont ainsi introduits des personnages de premier plan comme Apollon ou Aphrodite, même si l’intégration se ralentit à partir du VIIIe siècle avant notre ère. Restent enfin les démons (daimon), puissances que le croyant peine à identifier : elles peuvent se liguer contre lui ou le pousser à l’action. Le daimon est donc le coté perceptible mais non identifiable des dieux quand ils manœuvrent l’humain comme un pion. Une caractéristique des dieux grecs est que contrairement à leurs collègues étrangers, leurs noms n’ont aucun sens. L’explication est que cela leur assure une plus grande individualité puisqu’on ne peut pas les confondre avec un concept ou une personne « normale » (à l’exception des personnalisations devenues divinités mineures comme Niké, la victoire). Pourtant leurs vies sont presque identiques à celle des humains, mises à part leur puissance et leur immortalité. En dépit de cette familiarité, les dieux ne se mêlent que rarement aux hommes : les manifestations ou miracles sont rares et il ne faut pas trop compter sur leur bienveillance envers les fidèles. De fait, les dieux se désintéressent du sort des mortels, au point que le récit de la création de l’humanité par Prométhée n’est abordé que par quelques sources secondaires. En retour, les mortels ne leurs obéissent pas et les voient pour ce qu’ils sont : des puissances qui peuvent leur apporter des avantages, avec de la chance.

La relation entre la mort et la religion est bien entendue abordée. Si les traces archéologiques abondent et révèlent que les Grecs ont enterrés puis incinérés leurs morts (avant de revenir quelque peu aux enterrements), ces changements ne peuvent être liés à des mouvements de population ou à des évolutions religieuses. On sait pourtant que la conception de la mort a changé : au départ on considère que la mort c’est la perte de la psyché, une image ou un écho sans conscience de ce qui fut un être humain. En aucun cas les défunts ne peuvent représenter une menace car ils deviennent des ombres indifférentes. Certains individus peuvent toutefois être éternellement punis ou bien jouir d’un séjour heureux aux Champs Élysées. Des cultes à mystère se développèrent et diffusèrent l’idée que la psyché était le siège de la personnalité et qu’elle pouvait espérer la béatitude. Il semble donc que les rites funéraires n’ont pas bénéficié de l’uniformisation provoquée par la poésie sur les mythes et ont énormément variés. Comme l’explique l’auteur, le culte aux dieux et le culte aux morts sont identiques mais opposés : on procède à des sacrifices, offrandes et libations, dans un domaine dédié, on organise un banquet parfois accompagné de jeux. Là où les dieux ont droit à des processions matinales pures et joyeuses, les morts doivent être lamentés et accompagnés tard le soir par un cortège souillé. Si au départ chaque famille rend hommage à ses morts, les instances politiques finissent par réglementer les dépenses élevées que cela génère, et le culte collectif des héros / demi-dieux fondateurs remplace progressivement les anciens usages. Les héros sont en effet le groupe adéquat pour ce contexte puisque ce sont les représentants d’une période parfaite où l’homme était puissant, et qu’ils évitent aux dieux d’entrer en contact avec la mort et le monde sous-terrain. Car les immortels ne sauraient être en contact avec la souillure et la dégradation de la mort : le dieu Hadès et son épouse Perséphone règnent sur l’au-delà mais ne font pas partie des Olympiens. Les temples sont pourtant souvent accompagnés de tombes héroïques permettant le culte aux divinités chthoniennes. Alors que les Olympiens sont figés pour l’éternité, les héros constituent une population toujours en évolution et en expansion : chaque cité se doit d’avoir son ou ses héros qui la défendent (les fondateurs de colonies, par exemple), mais qui peuvent aussi répandre des malheurs s’ils sont négligés. Les homonymes existent, chaque cité étant persuadée de détenir le « vrai » héros. Les héros ne sont pas forcément des modèles à suivre car on connait des héros criminels ou traitres. Il est à noter que le mot héros désigne d’abord le valeureux de l’épopée puis le défunt pouvant influencer les vivants. Enfin, certains personnages font le lien entre le ciel et la terre. C’est le cas d’Héraclès, d’Asclépios et des Dioscures (Castor et Pollux) qui sont des héros mortels mais qui finissent pas être vénérés comme les autres dieux.

Tetris, divinité impitoyable © College Humor

L’influence de la religion sur la société grecque se manifeste de différentes façons : les fêtes religieuses définissent le calendrier de chaque ville, et non les saisons ; le serment est la base du contrat et appelle des dieux à en être les témoin (les échanges commerciaux sont finalisés dans les sanctuaires) ; le rituel qui comme on l’a vu soude la communauté (famille, cité ou fédérations de cités) et affirme le statut de chacun ; les jeunes gens traversent des rituels d’initiation liés à certains mythes. Les Grecs sont pourtant les premiers à reconnaitre que leurs dieux sont souvent immoraux (certains y voyant une manipulation destinée à maintenir l’ordre), et ils tentent de contourner ce problème en les spécialisant à l’extrême : Zeus ne s’offusquera pas de l’adultère puisqu’il ne veille que sur certains domaines comme l’hospitalité. Il revient donc à l’humain de savoir jongler entre ces différentes juridictions, alors même qu’un rituel suffit à purifier les « peines » les plus graves. De plus, la morale et l’ordre sont considérés comme relevant d’abord des hommes eux-mêmes et non des dieux. La crainte des dieux est pourtant considérée comme le fondement de la civilisation car sans elle il n’y aurait plus aucune barrière. Certains Grecs ne se satisfont pas de la religion traditionnelle et élargissent leur horizon, donnant naissance aux cultes à mystère. Ces derniers sont mal connus en raison du secret les entourant, mais ils partagent des points communs comme l’ouverture à tous, un lien avec l’agriculture et la sexualité. Les mystères semblent viser un au-delà paisible, ou en tous cas une mort pas trop terrifiante. De nouvelles formes religieuses apparaissent également : le culte de Dionysos est renouvelé et les disciples d’Orphée et de Pythagore diffusent des nouveautés. Le culte de Dionysos, implique moultes beuveries afin de mieux marquer la séparation avec la vie de la cité. En se livrant aux orgies et à la folie on espère être délivré de la souffrance, voire atteindre la béatitude éternelle. Orphée, barde itinérant, initie quant à lui un mouvement qui tente de réécrire la mythologie traditionnelle et se repose largement sur l’écrit, là où la tradition reposait sur l’oralité, et sur la croyance en la réincarnation. Ses « prêtres » itinérant vendent des rituels assurant un au-delà heureux en débarrassant le fidèle de ses culpabilités (notamment celle de la mort de Dionysos). Pythagore enfin, mêle mathématiques, ascétisme et croyance en la réincarnation. Toutes ces formes conduisent à un changement de style de vie, plus austère et exigeant que celui du commun. Mais les changements les plus radicaux sont amenés par les penseurs grecs. En effet, les sophistes qui dominent le Ve siècle avant notre ère cherchent l’excellence en tout et abordent la religion avec une posture extrêmement critique qui remet profondément en question le système traditionnel. Si leurs questionnements intéressent dans un premier temps, ils leurs valent aussi de nombreuses persécutions par la suite en raison de leur caractère explosif. Il est en effet facile de passer de la réflexion critique à la négation systématique (l’athéisme naît à cette époque). En réaction à ce qui est vu comme un débordement, la religion est repensée : l’homme et le divin font tous deux partie du cosmos mû par des lois applicables à tous, et si la poésie épique semble dire le contraire, c’est parce que des allégories la rendent obscure au commun. D’intenses réflexions sur la nature de l’être, sur le bien, sur l’univers sont menées et rendent presque la religion traditionnelle ringarde. Platon marque une étape décisive dans la pensée grecque : l’âme humaine est captive du corps et en s’en libérant, retrouve le savoir vrai auquel ont accès les dieux. Le souvenir de ce savoir demeure et pousse l’homme à s’élever. Le cosmos et les étoiles deviennent objets religieux ainsi qu’être dotés d’une conscience : l’astronomie devient une des bases « objectives » de la religion. Dans ses lois, Platon décrit une cité idéale où croire est un devoir civique et où les athées sont des criminels. Platon rejoint donc la religion traditionnelle sur bien des points : les dieux sont bienveillants et non influençables, les cultes doivent être maintenus et respectés car l’homme ne pouvant que constater son ignorance doit prudemment continuer les rituels ancestraux. Ceux-ci, légitimés, ne servent plus à marchander des bénéfices mais à entretenir des relations avec les dieux. Point de conflit entre la tradition et la philosophie, mais un conservatisme prudent permettant à la communauté de rester soudée.

Désolé, les gars. J'ai bien cherché mais le bouquin ne parle pas de vous. © Toei via SaintSeiyaPedia

Désolé, les gars. J'ai bien cherché mais le bouquin ne parle pas de vous. © Toei animation

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Commentaires»

1. Les origines de la culture 3-2) "Une théorie sur laquelle travailler": le mécanisme mimétique partie2 | Thomassonjeanmicl's Blog - 11/05/2014

[…] la paix dans la communauté alors qu’on se débattait en plein chaos mimétique. Toutes les religions archaïques fondent leurs rituels sur justement sur la réitération du meurtre fondateur. Cela veut dire […]


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