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Le Tibet : écrits sur l’histoire et la politique / Parshotam Mehra 19/03/2012

Posted by Rincevent in Le Tibet, Mes lectures.
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Voilà un livre qui m’a plutôt laissé de marbre. Tibet : writings on history and politics de Parshotam Mehra est paru en 2011 aux presses universitaires d’Oxford.

Tibet : writings on history and politics / Parshotam Mehra

Tibet : writings on history and politics / Parshotam Mehra

Tout d’abord, mettons les choses au clair : ce livre n’est pas mauvais ni inintéressant. C’est juste que je n’y ai pas trouvé grand chose de nouveau par rapport à de plus anciennes lectures. Comme son titre le suggère, il s’agit d’une anthologie des écrits (s’étalant de 1959 à 2009) de Parshotam Mehra sur l’histoire tibétaine dont j’ai déjà résumé un des textes ici même. M. Mehra nous parle donc essentiellement de la première moitié du XXe siècle. La première partie de l’ouvrage traite plus particulièrement du Tibet, l’auteur revisitant les relations entre le Dalaï-lama et le Panchen-lama, la création d’une armée occidentalisée et ses relations très difficiles avec l’establishment clérical et aristocratique (il en profite d’ailleurs pour réagir aux propos de Melvyn Goldstein et Alex McKay sur la même période), les magouilles diplomatiques des uns et des autres… Il est par exemple amusant de voir comment, lors de l’invasion du Tibet par le colonel Younghusband en 1904, l’amban chinois n’a pas hésité à l’utiliser pour renforcer sa position particulièrement précaire tout en ignorant les vitupérations de Pékin et les récriminations tibétaines. De son coté, les Britanniques, pas nés de la dernière pluie, savaient parfaitement à quoi s’en tenir : certes il les faisait mariner en leur affirmant qu’il s’efforçait de calmer les Tibétains, mais étant leur seul allié sur place, ils étaient dans l’obligation de lui venir en aide face au clergé très remonté. Chacun eut beau jeu d’accuser l’autre d’entraver sa mission pour se dédouaner des éventuels soucis. Comme on est en présence d’une anthologie, on trouve pas mal de redite, ce qui devient un peu lassant, et passé la première moitié du livre on lutte pour ne pas sauter des passages traitant d’événements déjà vus quelques pages avant. La seconde partie du livre parle de la vision britannique du Tibet, et notamment de la préparation de l’expédition du colonel Younghusband, des relations difficiles entre le très antirusse vice-roi des Indes lord Curzon et sa hiérarchie à Londres. Enfin, la troisième partie revient sur les nombreux titres parus traitant des divers aspects des relations entre le Tibet et ses voisins, notamment la Russie tsariste.

Il reste que l’ouvrage apporte beaucoup d’informations sur les événements du tout début du XXe siècle (et parfois au-delà) et sur ses acteurs, lord Curzon et le colonel Younghusband en tête.

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