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Atlas Historica : chronologie universelle du big bang à nos jours en 1200 cartes 25/10/2010

Posted by Rincevent in Mes lectures.
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Je déambulais dans la librairie, un jour de congé, quand je l’ai vue. Il n’était pas possible de la rater. Elle était habillée de couleurs vives où le rouge dominait, plantée devant moi. Je suis un peu lent à la détente alors j’ai mis un moment à comprendre qu’elle était en train de m’allumer gentiment. Et… j’ai craqué. La tentation était trop forte, j’ai cédé rien qu’en voyant cette couverture.

Atlas Historica : chronologie universelle du big bang à nos jours en 1200 cartes

Atlas Historica : chronologie universelle du big bang à nos jours en 1200 cartes

Voilà donc un monumental atlas historique fraîchement publié par les Éditions Place des Victoires. Si le titre fait un peu prétentieux, le contenu est très détaillé (par comparaison le Grand atlas historique initié par Georges Duby ne compte aujourd’hui que 520 cartes dans son édition la plus récente). On commence par une brève présentation de l’univers : toute son histoire depuis le big bang jusqu’à nos jours est présentée comme une année. Selon ce principe, les premières étoiles ne sont apparues qu’en août et nos premiers ancêtres ont commencer à faire leurs premiers pas sur terre que quelques heures avant la fin du 31 décembre, notre histoire connue se résumant aux toutes dernières secondes. Ça aide à se remettre en perspective. Vient ensuite une présentation de notre façon de percevoir le monde à travers le temps, puis on découvre les premières cartes. D’abord l’état du monde à intervalles réguliers, avec l’invention de l’agriculture (je découvre d’ailleurs que les Papous ont fait partie des premiers à y recourir). Puis on recadre au niveau continental : évolution de l’Europe avec ses grandes dates, ses peuples anciens, ses grandes tendances. Les cartes montrent plus de détail. Ensuite viennent les cartes « nationales », les plus détaillées. À chaque double page, on a les dates marquantes des périodes concernées et de petits textes expliquant certains points, avec parfois des illustrations (parfois surprenantes, on s’étonne de voir un Attila qui a l’air de sortir de la Grèce antique). Les cartes sont jolies, mais j’avoue avoir un peu bloqué sur les couleurs que j’ai trouvé un peu trop franches au premier abord. On finit quand même par s’y faire. On se rend vite compte que plusieurs cartes reprennent les mêmes éléments, ce qui donne un peu l’impression que le nombre de 1200 cartes a été gonflé artificiellement. Par exemple, les premiers royaumes mésopotamiens sont vus dans l’antiquité mondiale, dans l’histoire ancienne de l’Europe et ont droit à des cartes individuelles par la suite. De même on retrouve les royaumes francs et les partages de l’empire de Charlemagne pour l’Allemagne, le Bénélux, la Suisse, la France et l’Italie. Rebelote pour les conflits mondiaux, sans parler des grandes maisons royales présentées à la fin de la section Europe alors qu’on les revoir après, pays par pays. Dans certains cas, on a des cartes qui ne servent à rien, comme la carte de Berlin réunifiée (juste la silhouette de la ville, toute orange, p.181). Quelques coquilles viennent bien entendu se glisser de ci-de là (et je n’ai regardé que les cartes pour le moment) : mauvaises localisations (Cambodge et Annam, p. 33 ; Abkhazie et Haut-Karabakh p.225), mauvaise légende (Europe centrale p.191, reprise de la page précédente). Plus ennuyeux, comme l’ouvrage a semble-t-il été rédigé en slovaque puis traduit en anglais avant d’arriver chez nous, on tombe parfois sur la mention « Territoires acquis par ». Pas de bol, à quelques reprises, il s’agissait en fait de territoires cédés (Pologne 1920-1938, p.211). Heureusement, il y a aussi de nombreuses cartes originales et très intéressantes, notamment pour les pays d’Europe centrale dont le passé est souvent méconnu dans nos contrées, comme les Balkans. Sans surprise, c’est donc l’Europe qui se taille la part du lion dans cet atlas avec pas moins de 244 pages, quand les autres continents en ont beaucoup moins : 22 pour l’Afrique (c’est très léger : où sont les mouvements de résistance à la colonisation, les zones ravagées par les esclavagistes ?), 70 pour l’Asie, 10 pour l’Océanie (là c’est pas mal étant donné que cette partie du monde n’est souvent traitée que très sommairement voire pas du tout), 58 pour l’Amérique et 14 pour les pôles et les petites îles. En fin d’ouvrage on trouve les fiches d’identités de tous les États du monde, avec monnaies, nombre d’habitants, etc. (données qui se périmeront assez vite).

Au final, voilà un ouvrage épais qui donne l’impression de tricher un peu pour atteindre les 1200 cartes promises alors qu’on aurait pu limiter les redites pour faire des cartes plus détaillées pour certains pays (les possessions des Habsbourg en Europe il aurait suffi de les montrer à l’échelle du continent et on aurait pu passer à autre chose). L’ouvrage reste quand même bien fait avec une chronologie omniprésente qui permet de comprendre l’évolution des régions étudiées, et de petits textes explicatifs.

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Commentaires»

1. Un Thiérachien Déraciné - 09/12/2010

Recherche Atlas historique…

En ce moment, je recherche un atlas historique. Comme pour l’émission “Les dessous des cartes”, j’aime voir des cartes explicatives en complément des explications historiques. J’ai trouvé ces quelques uns : Présentation de…


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