jump to navigation

Notes d’une conversation avec M. J. E. Reid de la General Electric Company 10/08/2010

Posted by Rincevent in History of Tibet / Alex McKay.
Tags: , ,
trackback

Cet article est un compte-rendu d’une discussion entre un certain monsieur G. D. Anderson et J. E. Reid, employé d’une compagnie d’électricité tout juste revenu du Tibet, où le gouvernement a décidé la construction d’une usine hydro-électrique.

Image tirée de In the service of his country: the biography of Dasang Damdul Tsarong, commander general of Tibet (p. 78) © Dundul Namgyel Tsarong

Image tirée de In the service of his country: the biography of Dasang Damdul Tsarong, commander general of Tibet (p. 78) © Dundul Namgyel Tsarong

M. Reid a passé sept semaines à Lhassa. Sa compagnie avait été recommandée au gouvernement tibétain par une société lui ayant fabriqué des pompes hydrauliques. Secoué par la récente indépendance indienne, le Tibet cherche à se moderniser, à s’ouvrir au monde, mais aussi à se procurer des armes et à obtenir une reconnaissance internationale comme en témoigne la mission commerciale envoyée à l’étranger. L’inquiétude est cependant palpable : on a dressé des plans pour évacuer le Dalaï-lama et le gouvernement en cas d’invasion et M. Reid se serait vu remettre une somme d’argent pour l’achat d’armes de petit calibre. Le travail de M. Reid est de fournir l’équipement pour une petite station hydro-électrique de 50 kilowatts à Lhassa, ainsi que les lignes qui l’accompagneront. Le gouvernement est pressé et souhaite se faire livrer par avion (le régent Taktra délivre une autorisation exceptionnelle à la Bharat Airlines pour survoler le territoire), des terrains naturels pouvant recevoir des avions sans trop de problèmes. On espère que la marchandise arrive d’ici septembre 1950. La GEC ne fournit que le matériel, deux Tibétains seront envoyés se former en Inde, et le gouvernement va embaucher un Russe blanc installé au Sikkim en tant qu’ingénieur.

Lors du séjour de Reid, il n’a rencontré que deux Britanniques, tous deux opérateurs radio pour le gouvernement tibétain : Reginald Fox, marié à une tibétaine et qui a évacué famille et biens en Inde, et Robert Ford. Reid perçoit clairement l’angoisse des Tibétains qui désirent maintenant se faire connaitre du monde mais veulent cacher les aspects les moins reluisants de leur pays (absence d’hygiène, retard technique). Pour lui, les Tibétains se sont réveillés trop tard et ne sauraient opposer une réelle résistance face à une invasion Chinoise.

Commentaires»

No comments yet — be the first.

Vous avez quelque chose à dire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :