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Comme un lotus : écriture et sagesse tibétaines / Jigmé Douche 24/08/2009

Posted by Rincevent in Le Tibet, Mes lectures.
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Encore un bouquin qui traînait chez moi. Je l’avais presque oublié. Comme un lotus : écriture et sagesse tibétaine de Jigmé Douche (pseudonyme de Jean-Michel Douche) est paru en 2003 chez Albin Michel. L’artiste présente la calligraphie tibétaine en se reposant sur le sûtra du cœur, lié aux enseignements du bodhisattva Avalokiteshvara.

Comme un lotus : écriture et sagesse tibétaines / Jigmé Douche

Comme un lotus : écriture et sagesse tibétaines / Jigmé Douche

L’ouvrage présente ainsi successivement :
– l’écriture capitale u-chen (littéralement : « qui a une tête », en référence à la barre supérieure des lettres tibétaines), la plus connue, celle des livres.

– la très fluide écriture cursive khyuyig servant à la prise de notes
Khyuyig
– l’ornementale lantsa (« la renommée »), réservée à la transcription du sanskrit
Lantsa
– l’écriture des stèles, la première, que l’on ne retrouve plus que gravée sur la pierre
– les khandroda (« signes des fées célestes »), dont l’auteur a trouvé une cinquantaine de modèles différents. Ces écritures ont été utilisées pour rédiger les terma. Il s’agit donc de textes que les Dakinis auraient volontairement déformées et surchargés d’ornementations pour qu’ils ne soient lisibles que par la personne chargée de les découvrir un jour.
– l’écriture bamyig (« écriture en gerbe ») qui sert à l’apprentissage des gestes et de la technique du scribe. Elle est également appelée tsugring (« grande tenue »).
Bamyig
– l’écriture orientale du Kham mise au point par Pagor Vairocana, disciple de Padmasambhava.
Khamyig
– l’écriture tsugtung (« forme courte ») utilisée dans les manuels scolaires
Tsugtung
– la lhababyig (« écriture venue des dieux »), très ancienne écriture en usage au royaume de Zhangzhung avant d’être supplantée par les écritures du bouddhisme.
Lhalabyig
– l’écriture phagpa, créée par Drogön Chögyel Phagpa, neveu de Sakya Pandita. Précepteur de Khubilaï Khan, Khan des Mongols et empereur de Chine, Phagpa a développé une écriture verticale pour les langues mongoles. Les Tibétains en utilisent une pour les sceaux et frises.
Phagpa
– l’écriture chancelière drugtsa (« graines-herbes »), ancienne et aussi liée au Zhangzhung.
Drugtsa
– l’ornementale vartu venue de l’Inde tout comme la lantsa. Elle sert à orner les poutres de temple avec des prières qui apparaissent sans début ni fin visible.
Wartu

Comme l’explique l’auteur, les Tibétains se sont inspirés des cultures voisines pour forger leur propre art calligraphique. La plume de bambou conjugue l’effet de pinceau de la Chine, le stylet pointu indien et le calame en roseau perse.

Les images utilisées pour illustrer l’article proviennent et sont © de : Visiblemantra.org, Inkessential, Lantsha, Vartu and other Indian scripts. Le blog Babelstone contient également de nombreuses informations. Sinon vous avez aussi mes liens sur l’écriture tibétaine sur Delicious.

Commentaires»

1. ConstantinoplE - 21/09/2009

Quel bonheur d’avoir découvert ton site ^_^
C.
ps : sympa ta musique pourrie

2. Rincevent - 21/09/2009

Merci beaucoup (pour la musique pourrie aussi) !
Je crois que dorénavant je surveillerai ce qui se passe de l’autre coté d’une certaine passerelle. ^^

3. ConstantinoplE - 21/09/2009

^_^
au plaisir de recevoir désormais tes billets dans mon Greader.


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