jump to navigation

Aspects politiques et rituels de la recherche de terres sacrées himalayennes / Franz-Karl Ehrhard 21/06/2009

Posted by Rincevent in History of Tibet / Alex McKay.
Tags: , , , , , ,
trackback

Article sur Google books

Un peu tordu cet article. J’ai pas compris tout de suite où voulait aller l’auteur. Quoi qu’il en soit, il nous explique qu’au XVIIe siècle les tertön, chasseurs de textes sacrés dissimulés, arpentent divers sites sacrés. Ces voyages sont en fait l’écho de la situation politico-religieuse tibétaine : face au conflit opposant Mongols Dzoungares et dynastie Qing, les région reculées deviennent des lieux de refuge et de revitalisation spirituelle jusqu’au XVIIIe siècle.

M. Ehrhard donne l’exemple de Drubthob Lobzang Lhachog (1672-1747), moine lié au Ve Dalaï-lama qui passa plus de cinq ans en retraite dans le Lhodrak à l’époque ou Lajang Khan et le VIe Dalaï-lama étaient en délicatesse. Apprenant l’assassinat de son maître par des soldats dzoungares en 1718 et craignant pour l’avenir de ses enseignements, il fuit vers un lieu sacré caché, en l’occurrence le site de Sengeri (la « montagne-lion »). Il s’y installe et fonde un refuge. Il rencontre alors un autre maître, Lelung Zhepe Dorje, et se lie à lui. Ce dernier a alors un rêve prophétisant « l’ouverture » rituelle d’une autre vallée au bouddhisme au nord-est de Sengeri. C’est en 1733, après avoir appris la fin de la guerre civile ayant suivi l’invasion mongole, l’intronisation du VIIe Dalaï-lama et la découverte de la réincarnation de son maître, tous événements favorables, qu’il ouvre enfin le site d’Ormo Lhassa où il construit un temple.

La présence de Lelung Zhepe Dorje est en fait liée à sa relation avec Sönam Tobgye, également connu sous le nom de Pholhane. Ce dernier est devenu le nouvel homme fort du pays après la défaite des Dzoungares par la Chine. Les deux hommes se connaissent depuis 1726, année où l’empereur mandchou Yongzheng émit un décret hostile à l’école Nyingma avec le soutien zélé de Khangchenne, important homme politique. Hors Pholhane avait reçu des enseignements nyingmapa et était donc farouchement opposé à cette décision. Lelung lui prodigua des enseignements et des conseils. Il lui présenta ainsi Khangchenne comme étant l’émanation de la déesse Trame Nyishar, mais dont l’attitude allait le priver de ses mérites. Selon l’auteur, Lelung cherche en fait à utiliser la confiance et le respect dont jouit l’école Gelug (dont il est membre) pour réduire les tensions entre les deux écoles. Il servit d’ailleurs de médiateur entre le VIIe Dalaï-lama et Pholhane en 1728. Pour M. Ehrhard, son voyage vers le sud multipliant les rituels sur les sites sacrés a en fait pour objectif de stabiliser les régions frontalières. Le Tibet central dirigé par Pholhane est en effet encore sous la menace des Dzoungares et connait des tensions avec le Bhoutan. L’action de Lelung est facilité par le fait que quand un site est ouvert au bouddhiste par un maître, son autorité spirituelle sur la région se transmet à son disciple. De plus, Leling offre à Pholhane un statut nouveau en l’informant qu’il est une émanation d’un roi des démons Tsen maintenant soumis au bouddhisme.

Commentaires»

No comments yet — be the first.

Vous avez quelque chose à dire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :