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Le Siam / Michel Jacq-Hergoualc’h 15/08/2008

Posted by Rincevent in Mes lectures.
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Allez ! Après avoir célébré la fête des Khmers (mais on lui prend quoi cette année à khmaman ?), j’ai embrayé sur leurs voisins, j’ai nommé les Thaïlandais avec Le Siam de Michel Jacq-Hergoualc’h, toujours chez les Belles Lettres.

Nos Thaïlandais ont entamé leur essor au moment où les Khmers ont commencé à décliner après la mort de leur souverain Jayavarman VII. De fait, les Thaï sont apparus tardivement dans une région déjà peuplée. Les peuples thaïs sont en effet originaires du sud-ouest de la Chine et ont lentement essaimé vers l’Asie du Sud-Est, ce qui explique leur répartition allant de l’Assam indien aux montagnes vietnamiennes sans oublier la Thaïlande (of course), le Laos et une partie de la Birmanie. Avant leur arrivée, leur futur territoire était peuplé de peuples Môns ou occupé en partie par l’empire Khmer. Les première principautés du Thaï se constituèrent donc vers le nord et absorbèrent les précédents occupants tout en s’étendant de plus en plus vers le sud.


© University of Austin – Texas

Centré sur le bassin de la Chao Praya, le Siam intégrera les multiples influences des pays voisins avant de développer sa propre civilisation. Quasi intégralement bouddhiste (mais sans faire de zèle), le Siam étonna les Occidentaux par sa « décontraction ». Pays toujours chaud, aux ressources généreuses si on n’en attendait pas trop, pendant longtemps le Siam n’a pas construit en dur et voyait les biens matériels avec légèreté tant le climat les détériorait (chaque maison devait être refaite tous les 10 ans à cause de l’humidité ambiante).

L’ouvrage nous décrit une société extrêmement hiérarchisée où on pouvait tomber en esclavage à la moindre dette et où régnait la corruption (faute de salaires, les fonctionnaires se payaient sur les impôts ou les actes de justices) et l’injustice (on condamnait facilement à mort). Fait surprenant, le Siam a longtemps été sous-peuplé, ce qui a entravé son développement. Ceci est à mettre en parallèle avec la façon de mener la guerre : on ne la faisait pas pour tuer mais pour capturer la main d’œuvre manquante, on tirait donc en l’air ou trop court. Si l’ennemi approchait, c’était de sa faute s’il était blessé ou tué. Ajoutons à cela que tout homme devait 6 mois de corvée au souverain, on comprend mieux pourquoi l’esclavage pour dette fleurissait et les monastères étaient pleins. Autre originalité, en cas de divorce la femme (très autonome) gardait les enfants impairs (le 1er, le 3e, la 5e…) et le père les autres. En cas de veuvage, la mère perdait tout pouvoir sur les enfants pairs qui pouvaient être vendus. Cette relative autonomie explique selon l’auteur pourquoi la prostitution était peu développée et ne se serait développée que sous l’influence croissante des Musulmans et des Chinois.

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