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Chamanisme, bön et religion tibétaine / Geoffrey Samuel 22/05/2008

Posted by Rincevent in History of Tibet / Alex McKay.
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J’approche doucement de la fin du bouquin (bon, vraiment très doucement, certes). Ici aussi, l’auteur nous parle de la religion au Tibet pré et/ou hors bouddhisme. Tout comme Snellgrove, Geoffrey (Ti Jojo comme on l’appelait à la maternelle) fait une claire distinction entre la religion aujourd’hui appelée bön, la religion de la cour impériale, et la religion venue du Zhangzhung.

1 Qu’est-ce que le chamanisme au Tibet ?
L’auteur commence d’abord par expliquer que si le Tibet est aux marges du chamanisme sibérien classique, les pratiques religieuses locales s’y rattachent : communication avec les morts, voyage dans le monde des rêves, possession… Pour lui, ces pratiques font réellement partie des rites du bouddhisme tibétain.

2 Le bön et le savoir occidental jusqu’au milieu des années 60.
Comme évoqué précédemment, les connaissances occidentales sur le (ou plutôt les) bön viennent toutes de sources bouddhistes, généralement négatives envers ce dernier et distinguant au mieux un bön blanc parodiant le bouddhisme d’un bön noir tendance diabolique. Pourtant, les occidentaux ont longtemps ignoré les trois phases que la tradition retenait : religion populaire, religion à message venue du Zhangzhung et enfin la réorganisation du bön sous forte influence bouddhiste.

3 La vision révisée du bön et de l’ancienne religion tibétaine
Le bön réformé est constitué de 9 « voies » très proches des traditions les plus anciennes du bouddhisme tibétain, les 5e à 9e niveau étant calqués sur les pratiques tantriques. Les premiers niveaux n’ont a priori pas de lien direct avec la religion concurrente, mais ils concernent des pratiques pourtant communes (divination, subjugation des divinités et démons…) Au final, les 9 voies du bön s’avèrent très bouddhistes ! La principale différence se trouve dans la façon de voir ces pratiques. Ainsi les bouddhistes considèrent que les premières voies sont valables mais accessoires pour atteindre l’illumination, seul objectif véritable. Pour les bönpo, ces pratiques sont tout aussi valables puisqu’ils ne rejettent pas le monde matériel et ses préoccupations terre-à-terre.

Pour les savants qui ont suivi, le bön et le bouddhisme se sont en fait développés simultanément en s’influençant l’un-l’autre. Plus encore, il s’agit de deux traditions bouddhistes devenues antagonistes.

4 Conclusion : le bön et le chamanisme aujourd’hui
Les bönpo sont donc des bouddhistes qui ne divergent des traditions suivantes que par le vocabulaire. Leur religion a effectivement un fonds chamanique, mais celui-ci n’est pas un élément de différenciation puisqu’il se retrouve dans les quatre écoles tibétaines classiques sous une forme tantrique. Ainsi, les bouddhistes recourent-ils à des oracles possédés par des divinités, tel l’oracle d’État de Néchung.

PS et un cadeau bonus, un ! Merci à Eolas et à son excellent blog !

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