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La religion au Tibet à l’époque de Songtsen Gampo / Alexander W. Macdonald 17/03/2008

Posted by Rincevent in History of Tibet / Alex McKay.
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Voici un court article traitant de l’historiographie tibétaine et de la façon dont elle parle du premier empereur Songtsen Gampo (-650). Il est question de savoir si ce souverain était effectivement bouddhiste et quelle était la situation religieuse du Tibet sous son règne. L’auteur part de deux constats : a)le sujet voit s’opposer croyances populaires bouddhistes et doutes universitaires, b)lesquels universitaires ont fait peu d’efforts pour comprendre les premières.

En effet, pour la majorité des universitaires occidentaux, Songtsen Gampo ne peut pas avoir été bouddhiste. Pelliot considère par exemple qu’il « fut surtout guerrier beaucoup plus que bouddhiste ». Si quelques religieux ont pu être présents à ce moment au Tibet, la conversion du pays ne s’est déroulée qu’à partir de la fin du VIIIe siècle. Alors qu’on lui attribue l’introduction de l’écriture et du bouddhisme de l’Inde, les sources anciennes n’en parlent pas et décrivent plutôt la religion précédente comme une religion organisée en culte royal.

Les récits concernant Songtsen Gampo révèlent un paradoxe : les passages historiquement plausibles (comme les conquêtes) sont ignorés par les textes bouddhistes, et inversement les passages glorifiant le héros national sont dépourvus de base réelle. Le bouddhisme a récupéré les institutions antérieures pour bâtir sa propre vision des événements. Les écrits tibétains s’inspirent fortement des écrits bouddhistes indiens, lesquels considèrent l’histoire comme un genre mineur et peu digne d’intérêt. Les tibétains ont donc redoublé d’efforts pour ne rédiger que des textes traitant du bouddhisme. S’ils devaient aborder d’autres sujets, c’était dans une optique bouddhiste d’enseignement et de stimulation de la foi. Ainsi, une des grandes préoccupations des érudits fut d’établir un lien entre la dynastie tibétaine et l’Inde bouddhiste, tout en conservant l’identité nationale distincte. Pour y arriver, il leur fallut se rattacher à des antécédents indiens : souverains promoteurs du bouddhisme s’inspirant eux-même de prédécesseurs brahmanes (Ashoka) ou boddhisatva (Avalokiteshvara / Chenrezig).

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Commentaires»

1. La fée féline - 20/03/2008

Bonjour,

Je connais une bibliothèque à Paris qui possède de nombreux ouvrages sur le Tibet : la bibliothèque des langues orientales, dans le 7ème. Tu pourrais y trouver ton bonheur…
Et merci de m’avoir mis dans tes liens.

La fée féline

2. Rincevent - 20/03/2008

Mais de rien, charmante petite fée. C’est d’ailleurs normal dans la mesure où tu avais parlé de moi la première. Pour la bibliothèques des langues O, je la connais de nom, mais comme j’en suis éloigné, c’est pas demain la veille que j’irais la visiter, à supposer qu’elle soit ouverte au grand public.


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