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La rivalité politique et le grand débat de Samye / Hugh Richardson 02/03/2008

Posted by Rincevent in History of Tibet / Alex McKay.
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Voici un court article nous expliquant que derrière ce qu’on appelle souvent le concile de Lhassa il y avait surtout une lutte de clans.

Pour situer l’action, c’est sous le règne de Trisong Detsen qu’un débat s’est déroulé, opposant les tenants de la tradition indienne du bouddhisme à leurs coreligionnaires chinois. Pour faire simple, les premiers pensent que l’illumination n’est possible que par l’effort et la vertu quand les seconds pensent qu’on peut l’atteindre soudainement.

Les empereurs tibétains ayant pris l’habitude d’épouser des princesses chinoises, la tradition chinoise était fortement ancré parmi les dames de la cour, qu’elles soient de la famille royale ou de la noblesse. Parmi celles-ci se trouvait la reine Trimalö, issue du clan Dro et qui, venant d’une région proche de la Chine, y était très favorable. La tradition indienne pouvait quant à elle compter sur le puissant clan Ba (ou Wa), un de ceux qui avaient aidés Namri Songtsen à monter sur le trône, et qui avait un quasi-monopole du poste de premier ministre.

Le clan Dro s’était également allié au clan Myang. Initialement proche du clan Ba, les Myang représentés par le tuteur du prince héritier, s’en étaient éloignés non par conviction religieuse, mais parce qu’ils les avaient lachés pour soutenir Songtsen Gampo.

Pendant un an, les débats opposèrent les deux traditions (trente « indiens » contre trois « chinois »). Ceux-ci ne se déroulèrent peut-être pas uniquement à Samye, cet endroit étant peut-être une étape parmi d’autres. Quoi qu’il en soit, les deux camps revendiquèrent la victoire. Il semble pourtant que le souverain ait tenté de ménager la chèvre et le chou en déclarant que leur objectif était le même mais que les méthodes différaient. Si la tradition indienne devint prédominante, leurs adversaires ne subirent pas pour autant de disgrâce et leur enseignement perdura au sein de l’école Nyingmapa. Individuellement, les « chinois » continuèrent à servir l’empereur à de hauts postes (administration « coloniale » des territoires non tibétains, ministres). Le fait que des postes jusque-là réservés à la noblesse laïque tombaient aux mains de moines provoqua pourtant une réaction violente : l’assassinat du souverain.

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