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Les Chansons de la reine Semarkar dans l’Ancienne chronique tibétaine / G. Uray 25/02/2008

Posted by Rincevent in History of Tibet / Alex McKay.
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Article sur Google books par G. Uray

Alors ici, j’ai failli me faire avoir. Je me suis dit, oh chouette, un article entier sur la littérature tibétaine ancienne, trop cool ! Rempli de citations du texte original en plus, trop de la balle ! Et je l’ai sauté… Mais quand même, j’ai fini par me dire, bon allez, essayons au moins de voir de quoi ça parle, c’est peut-être pas aussi prise de tête que ça. Et, en effet, il y avait des éléments intéressants, mais bien camouflés.

Donc l’article souffre d’un petit problème, il est chiant dans la forme mais intéressant dans le fonds. L’auteur décrypte ici un ensemble de chansons anciennes attribuées à la reine Semarkar. Petit rappel : dans le chapitre précédent, on découvrait que l’empereur Songtsen Gampo, premier souverain historique du Tibet, et Li Migya, roi du Zhangzhung, avaient épousés leurs frangines respectives. Le pauvre Li n’ayant pas voulu consommer, son beauf en profita pour l’envahir.

Dans la première chanson, la reine, offensée par le dédain de son époux et se sentant insultée par le peu de cas qu’on fait d’elle, s’en plaint de manière assez ouverte (en gros la bouffe est dégueue, elle n’a pas de personnel ni de revenus, bref on la prend pour une conne). Donc c’est la grosse désillusion et elle ne peut plus sentir son mari. Derrière ça il y a le fait que Li Migya refuse de devenir un vassal du Tibet et évite de consommer le mariage pour ne pas avoir d’enfants que leur oncle maternel contrôlerait.
Dans la deuxième chanson il est question d’une chasse au yak. C’est un appel à la guerre où le yak sauvage est l’ennemi à abattre et dont la dépouille doit être partagée entre les différents clans tibétains.
La troisième chanson, incomplète, évoque une scène de pêche et invite à prendre garde aux prédateurs qui pourraient tenter de dérober la prise. C’est une mise en garde : en cas de guerre victorieuse il faudra garder les voisins à l’œil pour qu’ils n’essaient pas de piquer le butin.
Dans la dernière chanson, la reine raconte une ballade champêtre dans le pays de son enfance qui la rend nostalgique.

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